Face à l’envolée du prix de l’énergie et à la pression environnementale, les exploitations agricoles françaises amorcent une transformation profonde : produire leur propre énergie pour gagner en autonomie et en durabilité.
En 2026, cette mutation s’accélère. Le maraîchage, secteur particulièrement énergivore, se place au cœur de la transition.
Des panneaux solaires aux unités de méthanisation, les énergies renouvelables en agriculture deviennent un levier stratégique pour réduire les coûts et sécuriser les exploitations.
1. Pourquoi viser l’autonomie énergétique ?
La consommation énergétique représente une charge importante pour les maraîchers : chauffage des serres, irrigation, stockage, transport…
Réduire cette dépendance, c’est :
- 💶 Protéger sa rentabilité face à la volatilité du marché de l’électricité et du gaz,
- 🌍 Réduire son empreinte carbone,
- 🔋 Gagner en indépendance grâce à la production locale d’énergie,
- ♻️ S’inscrire dans la transition écologique soutenue par la PAC 2023-2027.
Selon l’ADEME (2025), plus de 8 000 exploitations agricoles françaises produisent déjà une partie de leur énergie.
Ce chiffre progresse chaque année grâce aux soutiens du plan France 2030 et à l’innovation des acteurs agricoles.
2. Les principales sources d’énergie renouvelable en agriculture
Le solaire photovoltaïque
Solution la plus courante et la plus simple à mettre en œuvre, le solaire agricole permet de produire une électricité propre et silencieuse.
Les serres, hangars et abris agricoles sont autant de surfaces disponibles pour accueillir des panneaux photovoltaïques.
- Autoconsommation ou revente du surplus,
- Entretien limité,
- Rentabilité sur 6 à 10 ans.
Les serres photovoltaïques se développent également, combinant production agricole et énergie solaire, un concept qui séduit de plus en plus de maraîchers.
La méthanisation agricole
La méthanisation consiste à valoriser les déchets organiques (fumier, résidus de culture, matières végétales) pour produire du biogaz.
Ce gaz peut ensuite être utilisé pour le chauffage, l’électricité ou injecté dans le réseau public.
Les avantages :
- Valorisation des déchets agricoles,
- Production d’énergie 100 % renouvelable,
- Source de revenus complémentaires pour l’exploitation.
Certaines CUMA et coopératives maraîchères mutualisent leurs installations, rendant la technologie plus accessible financièrement.
La biomasse et le bois-énergie
Les chaudières biomasse permettent de chauffer des bâtiments ou des serres grâce à des plaquettes de bois, des copeaux ou des déchets végétaux.
- Solution locale et renouvelable,
- Réduction de la dépendance au gaz,
- Compatible avec les aides de la PAC et des régions.
Ces systèmes sont particulièrement adaptés aux exploitations disposant de haies bocagères ou de résidus agricoles à valoriser.
La géothermie et la récupération de chaleur
La géothermie agricole consiste à utiliser la chaleur naturelle du sous-sol pour chauffer les serres ou l’eau d’irrigation.
Combinée à des systèmes intelligents de régulation, elle permet :
- Une température constante des cultures,
- Des économies d’énergie significatives,
- Une production toute saison.
Des innovations présentées au SIVAL 2025 démontrent la synergie entre géothermie, solaire et pilotage numérique pour atteindre une autonomie énergétique quasi complète.

Les énergies renouvelables en agriculture ouvrent la voie à un modèle plus sobre, plus autonome et plus résilient.
Qu’il s’agisse du solaire, de la biomasse, de la méthanisation ou de la géothermie, ces solutions permettent de réduire les coûts tout en respectant l’environnement.
Avec des plateformes comme Légumes 360, cette transformation devient accessible à tous :
des outils concrets, une communauté active et une vision commune d’un maraîchage durable et moderne.